Je viens de trouver un article fort intéressant sur le site Ooreka, que je souhaite partager.

La localisation d’un eczéma est loin d’être anodine et le cerveau ne  » s’amuse » pas à déclencher un eczéma à tel ou tel endroit pour rien ou au hasard. Comprendre la localisation d’un eczéma est simple. C’est la zone qui était en contact avec la chose ou la personne et qui ne l’est plus qui va réagir.

Par ailleurs, chaque localisation reste (bio)logique, voire évidente, toujours avec une notion de séparation :

  • Pour le cuir chevelu il peut s’agit de quelque chose qui nous préoccupe mentalement, mais dont on cherche à se séparer (« ça me prend la tête »). Pour un nouveau-né qui présente un eczéma du cuir chevelu, il peut s’agir de la séparation du contact qu’il avait in utero (tête appuyée contre tel ou tel organe).
  • L’eczéma de l’oreille révèle une séparation auditive. « On n’entend plus la voix ».
  • Pour les paupières, ce sera davantage une notion de séparation du regard, quelqu’un qu’on a « perdu de vue ».
  • Pour les ailes du nez, on pensera davantage à une séparation dans une situation un peu louche ou malsaine (« ça sent mauvais »).
  • Pour le pourtour de la bouche, on évoquera la séparation par rapport à un baiser, à un bisou.
  • Le coude est généralement touché :
    • à l’intérieur (au pli de flexion) en cas de problème affectif puisque, lorsqu’on prend quelqu’un dans ses bras (littéralement : embrasser), l’intérieur des coudes est au contact de l’autre ;
    • à l’extérieur (à la pointe du coude) en cas de problème de séparation lié au travail (l’huile de coude).
  • La main évoque plutôt une séparation vis-à-vis du père ou de la fonction paternelle.
  • Le genou est un peu plus subtil puisqu’il indique généralement une séparation d’un point de vue symbolique, dans un contexte de soumission (mettre un genou à terre), c’est-à-dire avec une notion d’autorité (parentale, hiérarchique).
  • Le pied est concerné, là encore symboliquement, par ce qui évoque la mère. Il peut aussi bien s’agir de la personne qui joue le rôle de mère que de l’entreprise qui est « nourricière », par exemple.

L’eczéma généralisé laisse penser que l’être est touché de façon brutale dans sa globalité, dans la totalité de son être.

  • Les enfants feront plus facilement des eczémas généralisés suite à un conflit de séparation dans la mesure où, contrairement aux adultes, ils fonctionnent davantage comme un ensemble (pas comme des parties distinctes d’un tout).
  • Par ailleurs, outre ces différentes pistes, chaque zone peut évoquer quelque chose de particulier dans l’histoire de chacun.
  • Un enfant pourra, pourquoi pas, déclencher un eczéma au niveau du ventre si pour l’endormir ses parents le lui massaient doucement et qu’ils cessent brusquement de le faire, par exemple.
 Autres teneurs conflictuelles :

Si c’est la séparation qui est la coloration conflictuelle principale, on retrouve toutefois quelques autres possibilités, elles aussi liées au symbolique ou aux autres fonctions qu’occupe la peau.

D’un point de vue symbolique :

Dans l’aspect symbolique des conflits, il faut toujours être extrêmement prudent dans la mesure où ils ne parlent qu’à un certain nombre de personnes (et généralement pas la majorité). Il s’agit surtout de pistes à explorer.

Il peut s’agir d’une forme de jeux de mots dans laquelle eczéma devient ex-aima ou exhuma.

  • Dans la première version, on retrouve la notion de séparation par rapport à un « ex ».
  • Dans la seconde proposition on peut envisager la perte, la séparation par rapport à un contact qu’on aurait souhaité sécurisant ou par rapport à une personne décédée.

On retiendra aussi la notion spécifique à la dermatite atopique : « l’étrangeté dans la séparation » :

  • soit la séparation en elle-même apparaît comme étrange ;
  • soit il y a un besoin d’être séparé, de ne pas être comme/avec tous les autres.

On peut aussi envisager qu’un eczéma nummulaire (du latin « nummus » : pièce de monnaie) soit consécutif à la séparation par rapport à une somme d’argent.

Autres aspects :

En tenant compte des autres fonctions de la peau : sensation (et donc, par extension, sensation d’exister) et protection (contre les agents extérieurs : soleil, microbes, pollution) on retrouve :

  • la séparation de la sensation d’existence : ne pas se sentir aimé ;
  • la séparation de celui ou celle qui est censé nous protéger et assurer notre intégrité.

Eczéma : le biodécodage en pratique :

En pratique on part à la recherche d’un choc conflictuel évoquant une séparation et qui a précédé l’apparition de l’eczéma de quelques heures ou quelques jours.

À partir de cette donnée on peut :

  • chercher à résoudre concrètement le conflit : renouer contact, évoquer le problème avec la personne concernée pour exprimer ce qui est imprimé dans le corps sous forme d’eczéma ;
  • faire passer en conscience, à chaque fois que les symptômes se font sentir (et en particulier le prurit), quelle est l’origine du problème.

Pour les plus jeunes enfants, le simple fait de retrouver l’élément déclenchant et de l’exprimer (raconter l’histoire à l’enfant en y mettant toute l’émotion ressentie) suffit souvent à résoudre le problème. Même si l’enfant ne semble pas écouter, l’inconscient, lui, entend.

Pour les dermatites atopiques et les eczémas du nourrisson, il faudra s’intéresser aux conflits de séparation vécus par les parents (au sens large, c’est à dire la famille) et surtout pendant la grossesse. La séparation peut être :

  • voulue ou non voulue ;
  • évoquée, sous-entendue ;
  • concrète ou non ;
  • définitive ou temporaire.

Encore une fois, raconter l’événement peut être suffisant.

Bien sûr il ne s’agit là que de données de base et certains cas se révéleront beaucoup plus complexes. Dans ce cas consulter un thérapeute spécialisé s’avérera nécessaire.

Source: http://eczema.comprendrechoisir.com

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